Explosion des tarifs VMware : comment les entreprises repensent leur stratégie d’infrastructure
Depuis 2024, de nombreuses entreprises font face à une hausse brutale des coûts liés à leurs infrastructures virtualisées (voir toutes les actus sur ce sujet !). En ligne de mire : les solutions VMware, historiquement très répandues dans les systèmes d’information critiques.
Dans certains cas, les augmentations annoncées atteignent +300 à +400 % sur une année, transformant un socle technique stable en un sujet majeur pour les directions IT et (surtout) financières.
Un changement structurel depuis l’acquisition par Broadcom
Le rachat de VMware par Broadcom a modifié le modèle économique de l’éditeur. En quelques lignes :
- évolution vers des offres packagées,
- disparition progressive de certains modèles de licences,
- hausse des coûts de support et de maintenance,
- repositionnement commercial plus sélectif.
Pour les entreprises utilisatrices, la question dépasse désormais le cadre technique : « le maintien sous VMware est-il encore économiquement gérable à moyen terme ? »
Dans de nombreuses organisations, le passage d’un budget de 100 k€ à 300 ou 400 k€ remet directement en cause les arbitrages IT globaux, y compris dans des structures matures et bien organisées.
D’un sujet technique à une décision (vraiment) stratégique d’entreprise
Face à cette situation, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à adopter une posture active :
- analyser objectivement leur dépendance à VMware,
- identifier les impacts métiers d’un changement d’infrastructure,
- comparer les scénarios possibles (maintien, renégociation, hybridation, sortie),
- intégrer la question budgétaire dans une vision IT long terme.
La virtualisation devient alors un levier de pilotage stratégique, et non plus un simple choix d’outil historique.
Une étape clé : l’étude structurée des alternatives
La remise à plat des infrastructures virtualisées repose sur une démarche méthodique, généralement articulée autour de plusieurs étapes.
Nos équipes ont prévu une approche pour cette étude en 4 grandes étapes (cohérentes avec nos approches globales par ailleurs) : de la définition des attentes à l’analyse financière.
Etape 1 : définition du cadre et des attentes
La première phase consiste à formaliser un cahier des charges fonctionnel et technique (le socle de travail pour bien définir le périmètre) :
- niveau de performance attendu,
- exigences de disponibilité,
- contraintes réglementaires et de sécurité,
- dépendances applicatives critiques.
Etape 2 : audit de l’existant
L’analyse de l’architecture en place permet d’évaluer :
- l’adhérence aux solutions alternatives,
- la résilience nécessaire selon l’activité,
- les marges de manœuvre techniques réelles.
Etape 3 : étude de compatibilité
Cette étape permet d’étudier chaque solution, en mettant en perspective les applications existantes, les usages métiers et les contraintes d’exploitation et de supervision.
Etape 4 : analyse financière globale
Dernier point (et tout aussi stratégique) : l’approche financière, qui intègre l’ensemble des coûts :
- licences,
- matériel (existant ou à renouveler),
- accompagnement,
- exploitation,
- montée en compétences des équipes internes.
Panorama des solutions étudiées par les entreprises
Sur le terrain, les équipes de Celios en assistance et support de nos clients, ont testé plusieurs alternatives à VMware :
- Microsoft Hyper-V, notamment en architectures hyperconvergées ou SAN,
- Proxmox VE avec Ceph ou GlusterFS,
- Nutanix AHV.
D’autres solutions font également l’objet d’analyses approfondies selon les contextes :
- KVM,
- Azure Local (anciennement Azure Stack HCI),
- Red Hat OpenShift Virtualization.
Ces apprentissages nous permettent d’orienter vers une solution pertinente ; tout en sachant que ce choix dépend fortement de l’environnement existant, des compétences internes et des objectifs à moyen terme. C’est une véritable co-construction !
Déploiement et migration : une phase à prendre avec des pincettes !
Enfin, lorsque la décision de changement est bien validée, la phase de mise en œuvre commence et devient (aussi) critique :
- déploiement d’environnements pilotes,
- phases de recette approfondies pour maîtriser le comportement de la nouvelle infrastructure,
- planification fine des migrations,
- bascules progressives des charges de travail,
- accompagnement post-déploiement.
Cette approche progressive permet de sécuriser la continuité d’activité, tout en donnant de la visibilité aux équipes IT sur leur nouvel environnement. Pas simple de mener ces évolutions surtout lorsque l’activité repose dessus !
Selon Valentin et Jérémy : « Trouver une solution de remplacement n’est pas le plus compliqué ! Par contre, trouver LA solution idéale dans l’environnement client demande du temps et de nombreux échanges. Même s’il y a un fort impact financier, il est nécessaire d’étudier les alternatives, et ce jusque dans leurs retranchements pour porter les meilleurs choix stratégiques et technologiques. Tout cet ensemble se réalise sous les directives des clients en véritable support des équipes internes. »
En résumé
La hausse des tarifs VMware agit comme un déclencheur (changer : oui mais comment ?) et cette hausse pousse les entreprises à questionner des choix parfois historiques et à reprendre la main sur leur stratégie d’infrastructure.
Vous vous interrogez sur l’avenir de votre infrastructure VMware ?
Nos équipes accompagnent les entreprises dans l’analyse, la décision et la mise en œuvre de trajectoires d’infrastructure adaptées à leurs enjeux.
